samedi 29 juillet 2017

 Kaïros

l’instant propice





CATALOGUE

publications 2017








Kaïros
33, rue Ludovic Beauchet
Nancy 54000
03 83 96 68 32
Blog : kairos-philosophie.blogspot.fr


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Kaïros / Témoignage
§  Hervé Feron, Thomas Vescovi, Bienvenue en Palestine
§   Ziad Medoukh, Chroniques d’un été meurtrier à Gaza
§  Claude Vautrin, Grand reporter, le pas de côté
§  Claude Vautrin, Mapuche et fier de l’être
§  Hervé Feron, Un mur dans le désert
§  Yvette Weisbecker, Marche en avant de toi-même
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Kaïros / Récit
§  Catherine Debras, Rien qu’une vie
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Kaïros / Poésie
§  Juan Cameron, Comme une bicyclette à l’air libre
§  François Baudin, Les passeurs du désert et autres poèmes
§  Elèves du collège Jacques Callot, (Vandoeuvre), Des Mots sur des Maux
§  Loïc Schneider, Poèmes d’un révolté
§  Philippe Mitre et Denis Aubry, Ouvrons les portes (poésie/photos)
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Kaïros / Histoire
§  Jean-Claude Couturier, La Maçonnerie en Lorraine, 2 Tomes
§  Etienne Thévenin, Survivre ou vivre ?
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Kaïros / Essai
§  Pierre-Yves Cazin, Albert Camus journaliste (1- Alger Républicain)
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Kaïros / Philosophie
§  François Baudin, Philosophie et vérité (Livre I)
§  François Baudin, Discours et vérité (Livre II)
§  François Baudin, Être et vérité (Livre III)
§  François Baudin, Métaphysique de l’instant
§  François Baudin, Ethique



Kaïros / Témoignage

Bienvenue en Palestine
Hervé Feron, Thomas Vescovi, Neuf voyageurs lorrains
Aucun voyageur ne revient indemne d’un séjour en Palestine. Le retour n’est jamais simple. Des rencontres inoubliables, mais aussi des scènes le hantent et restent ancrées dans son esprit. Et tant qu’il n’aura pas parlé ou écrit, tant qu’il n’aura pas témoigné de ce qui se passe sur cette terre, il restera prisonnier des quelques jours passés là-bas. Toujours les mêmes images reviendront.
Pourquoi ? Parce que l’Homme ne supporte pas l’injustice dont est victime son frère. Et lorsqu’il a été témoin de ce qui est inacceptable, il n’aura de cesse de le dénoncer
Les trois témoignages publiés sous le titre Bienvenue en Palestine constituent un véritable réquisitoire contre les pratiques d’Israël envers le peuple palestinien.

ISBN : 979-10-92726-02-2
PRIX EDITEUR : 15 €     
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Chroniques d’un été meurtrier, récit d’un génocide répété
Ziad Medoukh
L’opération militaire de l’été 2014 contre Gaza nommée « Bordure protectrice » par Israël témoigne d’une volonté de destruction systématique d’un peuple. Les douleurs infligées aux Palestiniens de Gaza, les bombardements continuels pendant cinquante jours sont des crimes de guerre. Dans ce texte, Ziad Medoukh relate au jour le jour et presque en direct, l’horreur vécue par les habitants de Gaza. Pour les générations à venir, les pages que le poète gazaoui nous livre ici, constituent un témoignage qui restera à jamais gravé dans nos mémoires.
Ziad Medoukh est responsable du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza. Il est l’auteur de quatre recueils de poésie sur Gaza et la Palestine, ainsi que de nombreuses publications et recherches concernant l’enseignement du français en Palestine. Il a obtenu le premier prix du Concours Europoésie 2014 pour son poème (A la mère palestinienne), et le prix de la Francophonie pour ses œuvres.

ISBN : 979-10-92726-06-0
PRIX EDITEUR : 12 €


Kaïros / Témoignage
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Grand reporter, le pas de côté
Claude Vautrin
Journaliste et écrivain, lauréat en 1969 de la Fondation Zellidja, Claude Vautrin parcourt le monde depuis une quarantaine d’années. Lors de ses reportages au long cours, il en observe les soubresauts trop souvent violents, pour les partager, sortir certains du long silence qui les entoure. Dans Grand reporter, le pas de côté, il fait aujourd’hui le point sur un métier, sur le système médiatique, ses faillites et ses dérives, sur la nécessité parfois de changer d’angle. Tout en faisant revivre quelques-uns des grands moments de l’actualité contemporaine. Ouvrage mémoire donc et livre de perspective tout à la fois, cet essai, riche d’anecdotes et d’humanité, nous plonge dans l’univers forcément vibrant de l’information.

ISBN 978-10-92726-07-7
PRIX EDITEUR : 23 €
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Mapuche et fier de l’être
Claude Vautrin
Grand reporter et écrivain, Claude Vautrin a fait de la question Mapuche l’un de ses champs d’investigation. Le véritable déclencheur fut l’année 2008 et les premières longues grèves de la faim des PPM, les Prisonniers Politiques Mapuche. Après plusieurs reportages au Chili, il s’est immergé dans une communauté de Melipeuco, au pied du volcan Llaïma. Dans Mapuche, et fier de l’être, il évoque la vision du monde des Mapuche, le combat d’un peuple pour protéger sa terre, la brutalité de la riposte étatique, et la violence du contexte économique ultralibéral en action dans cette région du monde. Assurément instructif pour l’avenir de la planète.

ISBN 9791092726190
PRIX : 16 €


Kaïros / Témoignage
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Un Mur dans le Désert
HervÉ FÉRON

En octobre 2013, j'ai été bouleversé par les conditions de vie de ces dizaines de milliers de Sahraouis, par ces enfants, ces femmes, ces vieux Sahraouis entassés dans des camps de réfugiés depuis si longtemps et qui semblent attendre, espérer qu'un monde sourd les entende. H. Féron

ISBN : 979-10 92726-14-5
PRIX EDITEUR : 9 €



Kaïros / Récit
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Rien qu’une vie
Catherine Debras

L’Algérie hante l’enfance de Catherine Debras. Son père a passé une année décisive à Constantine, en 1957, pendant les « événements ».
Ce texte jette un regard plein d’empathie sur son parcours, tout en traçant de constants parallèles entre son village natal situé en Lorraine et Constantine, son passé et son avenir.

ISBN 9791092726206
PRIX : 15 €



Kaïros / Témoignage
Marche en avant de toi-même
Yvette Weisbecker
parcourt un monde en grande partie disparu. C’est une époque révolue quelle nous raconte sans nostalgie aucune, mais avec tant de simplicité, de spontanéité et de fraîcheur.
Ancienne résistante, fondatrice de la Maison d’Enfants de Han sur Seille en Meurthe-et-Moselle, Yvette témoigne dans ce texte d’une autre époque quand il était encore possible de voyager dans la plupart des régions du globe.
Par l’écriture, cette femme aujourd’hui âgée de 97 ans, poursuit encore et toujours sa règle de conduite : Marche en avant de toi-même. Et nous marchons avec elle sur les chemins du monde.
Nous sommes dans la poétique du voyage et nous sommes pris sous le charme d’un livre d’espérance lorsqu’un autre rapport aux choses, à la nature et à sa beauté, se tisse. Chaque instant est une occasion de découverte, d’émerveillement, d’amour de la terre et des hommes qui y habitent.
La passion de vivre, le bonheur d’être au monde, la douceur des choses, Yvette les cultive encore. Ce texte est une leçon de vie.

ISBN : 979-10-92726-08-4
PRIX EDITEUR : 21 €


Kaïros / Poésie
Comme une bicyclette à l’air libre
Juan Cameron

Comme une bicyclette à l’air libre est la première traduction en français de la poésie de Juan Cameron. Le choix des poèmes extraits de l’ensemble de son œuvre, a été effectué par sa traductrice Giulia Maggi en lien étroit avec le poète.
Juan Cameron est né en Valparaiso au Chili en1947. Dans sa jeunesse il fréquente différents groupes littéraires. Après le coup d'Etat de Pinochet en 1973, il part vivre en Argentine jusqu’en 1977. En 1987 il séjourne en Suède où il reste 10 ans. Il y exerce le métier de journaliste pour l'hebdomadaire Libération.
Après avoir obtenu plusieurs prix littéraires prestigieux en Amérique latine pour son œuvre poétique, il revient définitivement au Chili où il vit actuellement.

ISBN : 979-10-92726-05-3
PRIX EDITEUR : 12 €
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Les passeurs du désert, autres poèmes
François Baudin
Prête attention aux autres, détache ton regard de toi-même et porte le vers tout ce qui t’entoure. Ouvre ton oreille vers le monde, sois à son écoute :
Telle est la première exigence de la philosophie nouvelle et des poèmes de François Baudin.
Il n’est aucune chose qui nous soit extérieure si nous savons la recevoir, l’accueillir, l’entendre telle qu’elle nous est donnée. Il ne sera alors question que de notre liberté manifestée par notre propre libération et par la libération de ce qui nous entoure en réciprocité.
Ainsi la philosophie comme la poésie ne sont pas sciences, mais écoute du monde et libération.

Recueil de poèmes écrits par François Baudin entre 1984 et 2014.

ISBN : 979-10-92726-09-1
PRIX EDITEUR : 15 €


Kaïros / Poésie
Des Mots sur des maux
Poèmes écrits par les élèves du collège Jacques Callot (Vandoeuvre)-

Au départ, personne n’avait le projet de publier des poèmes composés par les élèves du collège Jacques Callot de Vandoeuvre-lès-Nancy. Nulle idée par ailleurs de l’engouement qu’allait susciter la composition de textes poétiques parmi les collégiens, ni de l’ampleur qu’allait prendre le travail d’écriture réalisé dans les classes. En revanche, une volonté affirmée d’œuvrer dans un contexte particulièrement dramatique suite à l’attentat contre Charlie Hebdo, pour défendre les valeurs qui font le ciment de notre communauté éducative.
Les enfants du collège Jacques Callot ont spontanément compris que dans le combat des consciences, la poésie est une arme que l’homme a de tout temps utilisée. Ils se sont emparés des mots pour panser les maux de la société dans laquelle ils vivent. Des Mots sur des maux est donc le titre qu’ils ont eux-mêmes choisi.
ISBN : 979-10-92726-11-4
PRIX EDITEUR : 12 €
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Poèmes d’un révolté
Loïc Schneider
Loïc Schneider est un jeune poète de vingt ans. Il commence à écrire très jeune. Parallèlement à son écriture poétique, il s'engage dans la mouvance « Anonymous » qui l’emmène de Bure en Meuse jusqu’à Sivens dans le Tarn, sur toutes les scènes où se proclame la contestation écologiste et  altermondialiste.

ISBN : 979-10-92726-12-1
PRIX EDITEUR : 19 €


Kaïros / Poésie
Ouvrons les portes
Philippe Mitre et Denis Aubry
Cette promenade parmi ces constructions modestes et vétustes aux fenêtres et volet clos où sommeillent divers objets, témoins d’une vie rude et simple, éveille de lointains souvenirs. Une mélancolie s’empare du passant qui s’essaie à faire le lien entre passé et présent. Parfois, l’espoir d’une attente, d’une rencontre s’accroche le long des façades comme de vieilles racines et n’oublions pas que dans le monde beaucoup de portes demeurent désespérément fermées.

ISBN 9791092726268
PRIX : 15€



Kaïros / Essai

Albert Camus, journaliste (1- Alger républicain, L’express)
Pierre-Yves Cazin
Pierre-Yves Cazin est journaliste ; il a passé les premières années de sa vie à Alger. Passionné par Camus, par l’homme, l’auteur et aussi le journaliste. Le désir d’écrire un livre sur Albert Camus journaliste, lui est venu au cours de la relecture de ses articles consacrés à l’Algérie. Il a retrouvé alors ce que lui avait apporté toute son oeuvre : une présence à l’homme, une fidélité sans faille à ses origines et à ses amis, un rejet des compromissions et de l’injustice, et en corollaire un engagement contre toutes les formes d’inégalités. Cette présence, cette fidélité et cet engagement, constituent ce que Pierre-Yves Cazin appelle volontiers le « credo camusien ».
Ce premier livre évoque Albert Camus journaliste à Alger républicain, Soir républicain et à L’Express.

ISBN : 979-10-92726-04-6
PRIX EDITEUR : 15 €



Kaïros / Histoire

La Maçonnerie en Lorraine (Tome 1 et 2)
Jean-Claude Couturier
Nous vivons depuis 150 ans sous le buste de Marianne. Les principes républicains qui semblaient acquis, sont aujourd’hui des enjeux pour de nombreux citoyens. C’est lorsque des périls menacent qu’il devient indispensable de connaître sa propre histoire, permettant ainsi de poursuivre le combat.
Ce Combat pour la République, les Maçons l’ont mené dans et en dehors des Loges depuis les origines de la Franc-maçonnerie.
Il était plus que nécessaire d’écrire l’histoire de la Maçonnerie en Lorraine, de raconter les luttes qui permirent d’asseoir la démocratie. Luttes contre le racisme et l’antisémitisme, la xénophobie et le nationalisme, le cléricalisme, luttes pour la laïcité, la défense des Droits de l’Homme, le suffrage universel, la démocratie. Tous ces combats menés par les Francs-maçons au tournant du siècle dernier sont racontés dans les deux livres de Jean Claude Couturier : La Maçonnerie en Lorraine Tome 1 : Des origines au combat pour la République. Tome 2 : La Franc-maçonnerie et l’Eglise dans la tourmente

ISBN : 9791092726138
PRIX EDITEUR : 23 € (le volume)

Survivre ou vivre ?
Etienne Thévenin
L'espérance de vie à la naissance a presque triplé en France comme en Europe depuis la fin du dix-huitième siècle. Cette mutation majeure a des répercussions considérables sur la vie des individus, des familles et des sociétés et sur leurs rapports avec la vie, la mort, les projets d’avenir.. Le meilleur accès aux soins, rendu possible par la mise au point de puissants systèmes de sécurité sociale, a joué un rôle déterminant dans cette évolution.
Survivre ou vivre ? Le souhait d’une longue vie n’est pas la seule aspiration. La personne humaine souhaite aussi se libérer de la souffrance, de la douleur et s’épanouir dans toutes les dimensions de son être. Vivre, c’est plus que survivre.

ISBN 9791092726220
PRIX : 20 €



Kaïros / Philosophie
François Baudin
Philosophie et vérité (Livre I)
Qu’est-ce que la philosophie ?
Dénouer le lien entre philosophie et vérité : tel est le but de ce premier livre. La philosophie n’apparaît-t-elle pas lorsque l’homme s’interroge sur ce qui l’entoure ? A sa source on trouve l’étonnement et l’admiration, nous dit Aristote. L’homme se pose la question du pourquoi. La question du sens. Ce qui nous entoure a-t-il même un sens ? N’est-ce pas l’homme qui donne sens aux choses ? Immédiatement c’est la question de la vérité qui se pose, et c’est comme un appel qui retentit jusqu’à l’oreille humaine. Qu’est ce que la vérité, et quel est le lien entre philosophie et vérité.

ISBN : 979-10-92726-00-8
PRIX EDITEUR : 20 €
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François Baudin
Discours et vérité (Livre II)
Ce texte est une interrogation sur la possibilité du discours et sur son lien avec la vérité. La vérité étant considérée comme adéquation. Mais la vérité comme adéquation ou conformité n’a pas été toujours sa seule définition. Il en est d’autres…
Puissance et tyrannie du discours, déploiement de la langue et du sens : le discours s’intègre dans le système plus vaste des choses du monde en devenir. Il contribue au passage du sens et à la dynamisation du réel comme à sa transformation. Le lien véritable entre discours et vérité, comme sens et puissance de transformation, comme Logos, est peut-être la seule question philosophique qui nous est posée aujourd’hui.

ISBN : 979-10-92726-03-9
PRIX EDITEUR : 20 €


Kaïros / Philosophie
François Baudin
Être et vérité (Livre III)
Le texte tente de répondre à la question de l’être en liant cette question à celle de la vérité. Qu’est-ce que l’être ? En quoi l’être de quelque chose doit-il être distingué de la chose qui se manifeste à nous, comme nous nous manifestons également aux autres ?
Aujourd’hui encore, la réflexion sur la différence entre être et existence, commande toute la philosophie.
L’idée fondamentale et on pourrait dire unique et neuve qui préside à l’écriture se résume dans cette proposition : l’être est verbe. Réponse on ne peut plus simple. L’être est verbe et uniquement verbe. Ce qui signifie aussi que être n’est ni un nom (sujet), ni un concept, ni bien entendu la chose qui se manifeste dans son entièreté, dans son unité. Chose pourtant qui se manifeste à un instant donné par un verbe…

ISBN : 979-10-92726-10-7
PRIX EDITEUR : 20 €
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François Baudin
Métaphysique de l’instant
Ce texte est une méditation philosophique sur l’instant.
Que favorise-t-il ? Que produit-il ? Quelle est la nature de l’instant ?
Dans le cadre du travail philosophique entrepris sur l’être et sur la vérité, il était nécessaire de méditer sur l’instant qui est ici nommé Kairos. La réflexion métaphysique est fondée sur le schème de l’être considérée comme verbe : sens et puissance accueillis à l’instant de l’expérience.
ISBN : 979-10-92726-17-6
PRIX EDITEUR : 20 €



François Baudin
L’Ethique
L’éthique est une partie de la philosophie permettant à l’homme de le guider, vivre et être heureux. La philosophie ne serait d’aucune utilité si elle n’était pas orientée vers l’homme et ses pratiques.
Dès la Grèce antique, des penseurs ont consacré l’essentiel de leur réflexion à la spécificité humaine au sein de l’univers, permettant ainsi de se voir comme différent du reste des choses existantes. Et c’est sur la base de cette différence que l’homme construit une éthique, c’est-à-dire une manière de se comporter.
La question ainsi posée ramène l’éthique dans un plus vaste ensemble qui s’appelle la physique. La physique concerne toutes choses, l’éthique ne concerne que l’humanité.
François Baudin a rejoint pour partie ce point de vue. Éthique est en quelque sorte la pointe avancée de la réflexion, ce vers quoi les livres précédents étaient en tension.
Il y a une nécessité : celle de fonder et présenter un édifice qui permet à l’homme d’agir dans le monde. Le rôle de la philosophie n’est-il pas aussi de montrer les fondations ?
L’action dans le monde est globalement désignée par le concept d’éthique. Ce mot va ensuite être décliné en Politique et Esthétique.
Deux autres ouvrages suivront et viendront parachever la méditation. Éthique porte sur le bien, Politique sur le vrai, Esthétique sur le beau.
La pertinence d’une philosophie se vérifie par sa fécondité.

ISBN 9791092726244
PRIX : 20€













Kaïros

33, rue Ludovic Beauchet
Nancy 54000
Kairos-nancy@laposte.net
03 83 96 68 32
Blog : kairos-philosophie.blogspot.fr











D R L

jeudi 6 juillet 2017

Le temps des jours heureux



La période des vacances d’été débute aujourd’hui, le temps des jours heureux qu’on retrouve chaque année. Etre en vacance c’est être libre, ne pas travailler, avoir du temps devant soi. Avoir du temps pour autre chose. Ce temps qui manque le plus souvent. Mais que faire pendant ces jours qui sont une rupture d’avec le quotidien ? Pour certains, la question ne se pose pas. Les vacances sont programmées de longue date. On ira comme l’année précédente en famille, chez des parents, retrouver des amis, reprendre la même location au bord de la mer, en montagne. Le bonheur de ces jours tant attendus est déjà apprécié par anticipation.

Les vacances répondent à un besoin partagé : elles permettent de resserrer des liens, de vivre autrement, de mettre en œuvre des projets, de se renouveler, se rencontrer, respirer un peu, se cultiver, ou tout simplement se reposer et se retrouver avec soi-même. C’est un temps disponible où beaucoup de choses sont possibles : temps du partage, du dépaysement, temps de l’évasion et de la découverte. L’homme a le sentiment que ce temps lui est donné comme une grâce.

Aujourd’hui, les vacances paraissent naturelles. Ce qu’en réalité elles ne sont pas. La possibilité pour les plus nombreux, les salariés, les agriculteurs, de partir quelques jours, a toujours été l’objet de luttes et de revendications. Depuis des années à cause de la crise, deux millions et demie de nos compatriotes ont renoncé à partir. Moins de 30 millions de Français ont séjourné au moins une nuit pour leurs loisirs dans un hébergement, soit 3 millions de moins qu'en 2012. Des niveaux historiquement bas ont ainsi été atteints parmi les classes moyennes et les familles plus modestes. Un enfant sur trois reste chez lui en attendant de retourner à l'école. Dans notre pays, plus de deux millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté.

Tout l’été, les bénévoles du Secours Catholique et du Secours Populaire offriront aux enfants, aux personnes seules comme aux familles, aux retraités comme aux jeunes, l’occasion de s’évader quelques jours ; que ce soit en famille, en colonie, en village de vacances ou lors des Journées des oubliés des vacances. « Nous travaillons tous les jours à créer des jours heureux», déclarait l’année dernière Julien Lauprêtre, responsable du Secours Populaire. Deux mille enfants vivront un temps de vacances dans le cadre de l’Accueil familial organisé par le Secours Catholique. Des familles accueillantes prennent trois semaines de leur temps pour recevoir un enfant et partager avec lui ce moment de détente. Rencontre et découvertes pour chacun sont les richesses de cette action, explique le Secours Catholique.

Les liens ainsi créés entre les enfants et les familles durent parfois très longtemps. L’Accueil Familial du Secours Catholique permet à des enfants, dès l’âge de six ans et jusqu’à leur majorité, d’accéder à des vacances grâce à une famille qui souhaite « partager ». Devenir famille de vacances, c’est donner à un enfant la possibilité d’accéder à un temps privilégié de détente, de loisirs, de découverte et d’échange. Et réciproquement c’est permettre à une famille de s’enrichir par la rencontre, l’accueil et le partage.
Pour en savoir plus sur cette possibilité d’accueil, on peut contacter les Secours Catholique ou le Secours populaire. Une idée pour vos vacances : proposer d’accueillir des enfants. Bonnes vacances à tous

jeudi 29 juin 2017

L’hypertélie présidentielle

En philosophie, il existe un concept que notre nouveau président Macron qui se prétend lui-même philosophe, devrait méditer à ses heures perdues. Celui d’hypertélie. De quoi s’agit-il ? L’homme de par sa double capacité très développée d’imaginer, d’anticiper et de raisonner, est sujet à l’hypertélie. L’hypertélie en langage courant se nomme la « grosse tête ». Pour les éthologues, l’hypertélie est le symptôme d’une désadaptation, un peu comme les bois trop grands d’un cerf peuvent être une gêne pour vivre et bondir en forêt. Tout simplement pour survivre.
Ce qui était un avantage devient un risque mortel et le cerf coincé dans des branches à cause de ses bois gigantesques finira par mourir seul.
L’hypertélie est une modification évolutive exagérée d’un organe qui se transforme en handicap et mène à la mort, à la disparition.
Homo sapiens, homo démens. L’homme qui pense avoir tous les pouvoirs, qui se voit comme le maître du temps et des horloges, réglant la vie de chacun d’entre nous tel Jupiter dans son Olympe, est un homme de la démesure.
Dangereux pour lui et pour ses sujets : ce type d’homme ne peut mener un pays qu’à la ruine. L’homme qui se voit comme le roi de la création, le roi de son pays, qui se voit comme la lumière du monde est voué à la disparition.
Hubris, arrogance funeste, orgueil démesuré, sentiment de supériorité : tout cela mène irrémédiablement à l’erreur, à la faute. Un homme atteint d’une telle maladie, se condamne lui-même.
L’hypertélie humaine se caractérise par le fait de se considérer soi-même comme le centre et chacun pris isolément comme le centre du centre.

Cette semaine, nous avons assisté à une première démonstration du risque que chacun ressent dans son for intérieur. Cet homme, élu président par une minorité de Français peut être un individu dangereux pour la démocratie. Avec moins de 15% de votants au premier tour, un individu devient président de tous les Français. Avec un tiers des voix, les candidats macronistes obtiennent les trois quart des sièges à l’Assemblée.

Nous l’avions déjà pressenti lors de la campagne électorale : quelque chose n’allait pas pour ce jeune candidat, une forme d’hystérie dans le comportement devant des foules assemblées en meeting, des gestes incantatoires, un visage d’illuminé. Il voulait nous vendre une épopée qui n’a rien d’héroïque puisque inspirée par une ancienne religion : celle de l’ultra libéralisme. C’est nous faire passer des orviétans pour de bons médicaments. Rien de rassurant en fait.

Cette semaine, alors que débute véritablement la mandature, des signes nous indiquent la manière, le style de cet homme : court-circuiter toute forme institutionnelle, nommer ceux qui auront le droit de s’opposer au sein de l’assemblée nouvellement élue, désintégrer les Partis, dissoudre dans l’acide du profit maximum le droit du travail, instaurer dans la loi l’arbitraire administratif en y faisant entrer le droit absolu du souverain, mépriser les journalistes.
Le pouvoir absolu corrompt absolument. Rien ni personne ne doit faire obstacle : soumission oblige. Il convoque la représentation nationale pour le lendemain, il veut décider de tout, de vous, de moi, il préside par ordonnances et se veut empereur de tous les Français. Mais un empereur dont la défaite de Sedan est déjà en germe. Waterloo est toujours derrière Austerlitz.

Il n’est pas besoin d’être prophète pour prévoir que vont bientôt disparaître l’enthousiasme béat pour le jeune couronné, l’emportement médiatique de ces derniers mois, la macromania partagée par beaucoup.
La dure réalité reprendra alors son cours.
Celle de la loi du plus fort, du laissé faire qui protège les puissants ; loi terrible d’un monde qui laisse et abandonne des millions d’hommes.
Le président n’est fort que de notre faiblesse. Il incarne à lui-seul cet unique objectif tel un défi lancé à notre intelligence : comment faire pour qu’une minorité continue d’exercer les pleins pouvoirs sur tous ?

François Baudin

jeudi 22 juin 2017

Aucun jeune migrant à la rue !

Pour un pays, la manière de s’occuper des mineurs est révélatrice de ses mœurs politiques.
La façon de traiter les personnes mineurs, enfants et adolescents, est le miroir éthique qui permet de voir comment une nation considère les hommes qui vivent sur son territoire.
Or la France qui se prétend la patrie des droits de l’homme, ignore et même maltraite des enfants, cette partie de l’humanité considérée depuis la nuit des temps comme la prunelle de nos yeux.
Les enfants parce que plus fragiles, plus dépendants, plus en danger, doivent être prioritairement secourus, pris en charge.
Il faut savoir qu’en France, des milliers et des milliers de mineurs inconnus de l’administration, ignorés des pouvoirs publics, circulent sans rien, sans subsistance, sans secours, sans toit, sans papier, sans argent.
Ils ont fait des milliers et des milliers de kilomètres à pieds, en bateau, depuis l’Afrique sub-saharienne, avant d’arriver dans notre pays. La plupart ont disparu en cours de route : le désert africain en a dévoré une partie, des passeurs, des bandits les ont rackettés et violés en chemin, d’autres se sont noyés au large de la Libye ou du Maroc.
Quelques-uns ont réussi à venir jusqu’à nous, parfois après des années de route. Ils sont les Ulysse des temps modernes.
Cette histoire n’est pas une légende qui restera pour des siècles dans nos mémoires humaines, mais elle est le cauchemar de l’humanité qui pendant longtemps viendra hanter nos nuits. Qu’avons-nous fait pour les sauver ?
Nous, Occidentaux, qui sommes les principaux responsables de la situation dans laquelle on les condamnés : leur pays d’origine a disparu, il n’est plus un pays ; on est venu le détruire, l’exploiter, le piller, y placer nos hommes corrompus. Et nous y intervenons régulièrement pour y maintenir notre ordre par la guerre.

En France, il ne doit y avoir aucun jeune migrant dans la rue. Le droit international, les droits de l’enfant nous y obligent.
Depuis plusieurs mois, le Réseau Education Sans Frontière (RESF), la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), la CIMADE alertent les élus du Conseil départemental de Meurthe et Moselle sur les graves lacunes de la prise en charge de jeunes migrants isolés dans notre département.
Pourquoi les pouvoirs publics ne sont-ils pas préoccupés par l’intérêt supérieur de l’enfant ?

Il a fallu, mardi 20 juin, que des militants associatifs accompagnant dix jeunes migrants dont certains malades, viennent occuper les locaux du Conseil départemental de Meurthe et Moselle, pour qu’enfin une solution d’hébergement soit trouvée.
Cinq heures de discussion entre la délégation humanitaire, les élus du département et les services de l’Etat, ont été nécessaires pour que ces jeunes Africains, Congolais, Maliens, Sénégalais isolés et sans secours, soient assurés de dormir à l’abri, reçoivent un repas, aient accès à une douche, et soient suivis médicalement et socialement.
Ces enfants ont bravé des dangers pour venir jusqu’à nous.
Soyons dignes de les recevoir, soyons à la hauteur de leur courage et de leur détermination.

François Baudin 

jeudi 15 juin 2017

L'enfer de Calais


Il est des lieux où souffle l’esprit, écrit-on de manière métaphorique, pour appeler les hommes à l’écoute du monde. Ces lieux sont partout sur la Terre ; et l’homme quand il prête l’oreille est en capacité d’entendre ce que chaque endroit lui raconte.

Il est des lieux qui sont des trous noirs de l’information comme certains journalistes le disent parfois. Jamais ces lieux sont en capacité d’être écoutés, non pas parce qu’il ne s’y passe rien, mais parce qu’on refuse de les entendre pour de multiples raisons. Une censure s’exerce sur ces lieux parce qu’ils sont les révélateurs de notre monde tel qu’il va. Il faut que l’évènement crève l’écran pour qu’enfin on en parle, sinon les hommes restent ignorants à ce qui s’y déroule.

Enfin il est des lieux où l’humanité peut avoir honte qu’ils existent encore : La jungle de Calais, si bien nommée jungle car ce qui s’y passe est le signe évident que l’homme est capable d’oublier son humanité.
Capable de rester sourd à la souffrance de l’autre homme qu’on laisse là dans sa nudité, son malheur, son agonie.
La déclaration universelle des droits de l’homme dit que l’humanité ne peut pas laisser une autre partie d’elle-même sans soin, sans toit, sans nourriture. Les droits de l’homme fondent les droits des citoyens. Les droits des citoyens sont attachés à un territoire et aux être humains qui y habitent, selon certaines conditions. Les droits de l’homme ne relèvent d’aucun endroit particulier, d’aucun territoire, d’aucune nation, ils concernent tous les hommes quel que soit le lieu où ils habitent, quelle que soit leur origine. C’est un minimum pourrait-on dire.
Or nous sommes bien dans l’obligation de reconnaître qu’en France qui prétend être la patrie des droits de l’homme, il existe des endroits où elle ne les respecte pas. Des lieux où elle laisse dans le plus grand dénuement, des femmes, des enfants, des adultes, venus d’autres endroits du monde où toute vie est devenue impossible.
A Calais, la France abandonne, sans eau, sans nourriture, sans soin, sans toilette, des êtres humains. Non seulement elle les abandonne, mais elle empêche d’autres êtres humains de venir à leur aide. Elle envoie sa police sur place, elle surveille les abords, elle enferme et punit, elle chasse toute bonne volonté, elle met le feu aux habitations de fortune, elle détruit le peu de nourriture qui reste, elle matraque.
Les ONG ne peuvent plus faire leur travail à Calais, on les empêche, on les pourchasse, on détruit les biens qu’ils apportent, notamment les repas qu’ils viennent distribuer : on parle depuis quelques jours d’exactions des forces de l’ordre à Calais.
La consigne des autorités : zéro migrant. Les pouvoirs publics français souhaitent que le monde entier sache que Calais est un enfer sur terre et qu’il ne faut pas s’y rendre, comme à Alep, à Tripoli en Libye, à Mogadiscio ou à Mossoul. Blessures, violences, faim, saleté repoussante, gazage sont le quotidien de centaines et de centaines d’êtres humains qui ne souhaitent qu’une chose : quitter Calais, partir au plus vite vers l’Angleterre, terre  qui leur est refusée.
La guerre menée par la France contre les pauvres venus d’autres parties du monde est implacable, sans pitié.
Il s’agit d’un vrai scandale d’Etat.
Il est des lieux en France où l’esprit ne doit plus souffler, seul le vent mauvais du Léviathan y règne.
François Baudin


vendredi 2 juin 2017

La morale et la politique


Jamais les maux de la société ne viennent du peuple, mais toujours de ceux qui les gouvernent. La misère des peuples est le crime des gouvernements.
                                                                                                    
Pourquoi ?
Parce que l’intérêt du peuple se confond automatiquement avec l’intérêt général et le bien public. Et aussi parce que dans la plupart des cas, l’intérêt de l’homme en situation de gouverner correspond à son intérêt personnel. L’homme qui gouverne a une volonté individuelle et toute volonté cherche à dominer. Or un gouvernement est institué pour faire respecter la volonté générale.
Pour que la volonté de celui qui gouverne aille dans le sens de l’intérêt général, l’homme politique doit sacrifier son intérêt personnel et se préoccuper uniquement de la chose publique.
La politique n’est juste et morale que si elle est désintéressée. L’homme politique doit être uniquement guidé par l’intérêt général.

Cette loi naturelle et humaine, déjà précisée par Robespierre le 10 mai 1793, a été confirmée à travers tous les siècles. De tout temps les hommes parce que corruptibles profitèrent du pouvoir qui leur était donné pour s’enrichir et augmenter leur puissance. 

Comment faire ?
Seule une démocratie véritable pourra nous libérer de cette contradiction entre intérêt personnel et intérêt général, car tout pouvoir individuel est le fléau de la liberté.  
Plus les citoyens auront leur mot à dire, plus ils participeront aux affaires de l’Etat, aux affaires publiques, moins l’individu qui le représente pourra le tromper, lui mentir et s’enrichir.

On ne compte plus le nombre de lois visant à moraliser la vie publique, toujours détournées de leur sens, insuffisantes et vaines. 
A chaque fois le législateur tout préoccupé qu’il est par la puissance du gouvernement, oublie le sens même de son élection : défendre l’intérêt général et non celui particulier d’une classe sociale, d’une oligarchie financière ou d’une élite entrepreneuriale, défendre des intérêts privés représentés par des lobbys multiples et nuisibles à l’esprit démocratique. Ce qui en définitive le rend complice de la misère, du chômage de masse, de la désespérance qui traverse les peuples.
La vertu politique perd alors tout crédit dans la bouche de celui qui ne la pratique pas pour lui-même.
En marche ! : Cet appel à marcher tous ensemble est risible et contreproductif alors que d’autres avancent confortablement assis sur des chaises à porteurs.
Où sont aujourd’hui les vertus civiques alors que cette semaine encore, on apprend que les inégalités en France ne cessent pas de se creuser. Le nombre de chômeurs a été multiplié par deux en dix ans. 60% des enfants d’ouvriers sortent du système scolaire sans diplôme. 1122 années de SMIC représentent le revenu annuel du PDG de Renault-Nissan. 50% du patrimoine français est détenu par les 10% des plus fortunés. Presque 2 millions de travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté en France. L’augmentation des revenus des 10% des plus riches s’élève à 42,4 milliards d’euros.
Seuls ceux qui gouvernement sont responsables de ce dérapages des inégalités jamais vues depuis le début de la République. Oui répétons-le : la misère, les difficultés grandissantes de nos concitoyens sont les crimes des gouvernements successifs.

François Baudin